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Rétrospective Jane Birkin à la Cinémathèque française

  • Jane Article

Du 25 janvier au 11 février 2017, La Cinémathèque française consacre une rétrospective à l’actrice britannique Jane Birkin. Une occasion de redécouvrir cette personnalité emblématique du cinéma français.

Les débuts d'une icône

Une silhouette longiligne, un visage candide, une grâce naturelle… Autant de traits que l’on attribue à la ravissante anglaise. Mais, comme en témoigne sa prestigieuse filmographie, Jane Birkin n’est pas seulement une égérie de la fin des années 1960 et de la décennie 1970, ou la muse d’un certain Serge Gainsbourg.

En 1966 paraît le film Blow-Up, oeuvre de Michelangelo Antonioni qui nous renvoie au Swinging London. La nudité de la jeune actrice à l’écran, une première en Angleterre, entraîne un scandale qui pousse Jane B à quitter son pays natal pour la France. Un an plus tard, elle rencontre le compositeur et chanteur Serge Gainsbourg sur le tournage de Slogan du réalisateur Pierre Grimblat. Si le film n’est pas un grand succès à sa sortie en salles, il permet la rencontre de ce couple emblématique.

C’est en 1968 que sa carrière d’actrice prend un réel tournant avec son interprétation de Pénélope dans La Piscine, huis clos sombre et dramatique réalisé par Jacques Deray, portant également à l’écran Alain Delon, Romy Schneider et Maurice Ronet.

122 Jane Birkin Theredlist

Dans Jane B. par Agnès V.

De la comédie au cinéma d'auteur

Sa notoriété grandissante, elle joue dans des comédies à l’image de La Moutarde me monte au nez avec Pierre Richard, mais aussi dans des œuvres bien moins consensuelles, telle que Don Juan 73 de Roger Vadim, dont la scène d’amour avec une autre icône, Brigitte Bardot, est particulièrement audacieuse pour l’époque. Dans les années 1970, elle travaille tour à tour avec des cinéastes et acteurs de renom comme Claude Zidi, Michel Audiard, Pierre Granier-Deferre, Bernadette Lafont, Isabelle Huppert, Patrick Dewaere ou encore Gérard Depardieu.

Mais c’est dans les années 1980 que Jane Birkin se voit confier des rôles de cinéma d’auteur, notamment grâce à sa rencontre avec Jacques Doillon pour lequel elle interprète le rôle principal dans La Fille prodigue. Plus récemment, en 1991, elle apparaît aux côtés de Michel Piccoli et d’Emmanuelle Béart pour Jacques Rivette dans La Belle Noiseuse, film librement inspiré de la nouvelle de Balzac, Le Chef-d’œuvre Inconnu.

La rétrospective vise à mettre en lumière l’hétéroclisme de la carrière de Jane Birkin, actrice tendrement définie par Agnès Varda dans Jane B. par Agnès V. comme étant « la rencontre sur une table de montage d'une androgyne ludique et d'une Ève en pâte à modeler ». 

 

Infos pratiques

La Cinémathèque française

51 rue de Bercy, 75012 Paris

Tarifs: 3€ à 6,5€

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Publié le Mardi 17 janvier 2017.
Shoreh Belfond

51 rue de Bercy 75012 Paris

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