Accueil > Autour du cinéma > Culture > Le Mac Mahon donne carte blanche à Antoine Sire et aux actrices de l’Age d’or d’Hollywood

Le Mac Mahon donne carte blanche à Antoine Sire et aux actrices de l’Age d’or d’Hollywood

  • antoine macmahon 1
  • antoine macmahon 2

Le 26 octobre est paru Hollywood, la cité des femmes d'Antoine Sire aux Éditions Institut Lumière / Actes Sud, le premier livre à raconter l’âge d’or du cinéma américain (1930-1955) en partant des actrices et de leur apport artistique ou de leurs engagements. Si vous ne l'avez pas encore, nous vous invitons à découvrir cet ouvrage incontournable dans l'article que nous lui avons consacré ici.

Hollywwod Femmes Site 2

Après avoir présenté une grande rétrospective sur ce thème au Festival Lumière à Lyon en octobre, son auteur Antoine Sire a reçu carte blanche du cinéma Mac Mahon pour présenter des films représentatifs de cette période riche en actrices exceptionnelles et en grands rôles féminins, du 4 au 7 novembre 2016.

Une occasion unique de (re)voir sur grand écran ces classiques idémodables !

Voici le programme :

Les huit films retenus sont : 

  • Lettre d’une inconnue de Max Ophuls (1948) avec Joan Fontaine. Adapté de Stefan Zweig, reproduisant à merveille la Vienne du grand écrivain autrichien, ce film est un véritable bijou. Il raconte la passion aveugle d’une femme pour un homme qui lui a fait un enfant mais ne se souvient jamais d’elle. Il fut produit par sa vedette féminine, Joan Fontaine, bouleversante de fragilité et d’enfermement amoureux.
  • Eve de Joseph L. Mankiewicz (1950) avec Bette Davis, Anne Baxter, Marilyn Monroe et Thelma Ritter. Une diva du théâtre doit subir la concurrence inattendue d’une jeune admiratrice qui s’était installée dans sa vie comme femme de confiance. Affrontement mythique de Bette Davis et d’Anne Baxter, sous l’œil de toute la faune de Broadway où l’on retrouve, dans un de ses premiers rôles, Marilyn Monroe en starlette déboussolée. 
  • Chaines conjugales de Joseph L. Mankiewicz (1949) avec Linda Darnell, Jeanne Crain et Ann Sothern. Trois femmes embarquent pour un gala de charité. Juste avant le départ du bateau, une missive leur apprend que leur meilleure amie est partie avec le mari de l’une des trois, sans préciser lequel. Les trois femmes revoient successivement leur vie conjugale, à la recherche d’un indice. Peut-être le film le mieux écrit et le mieux joué sur les sentiments féminins et sur l’entrée des femmes américaines dans la modernité. Parmi les trois maris, un jeune acteur du nom de Kirk Douglas…
  • La Scandaleuse de Berlin de Billy Wilder (1947) avec Marlène Dietrich et Jean Arthur. Dans Berlin en ruines, une chanteuse Allemande se fait aimer des américains après s’être compromise avec les nazis. Mais une députée de l’Iowa, aussi patriote que vieille fille, entend y mettre bon ordre. Derrière le duel entre Marlène Dietrich, l’icône d’un Berlin réinventé par Hollywood et Jean Arthur, l’actrice préférée de Frank Capra, les différences entre la vieille Europe et l’Amérique triomphante, dont le réalisateur Billy Wilder était plus averti que quiconque.
  • La rue Rouge de Fritz Lang (1945) avec Joan Bennett. Un caissier sans histoires (Edward G. Robinson), malheureux en ménage et peintre à ses heures, conçoit une folle passion pour une femme de rencontre. Joan Bennett, blonde dont la carrière débuta vraiment quand elle se fit teindre en brune, joue les créatures vénéneuses avec une subtilité qui fait de La rue rouge un film noir d’anthologie. 
  • Assurance sur la mort de Billy Wilder (1944) avec Barbara Stanwyck. Une femme adultère et cupide manipule un inspecteur commercial des assurances (Fred McMurray) pour faire disparaître son mari et empocher son capital-décès. Considéré par beaucoup d’historiens du cinéma comme le premier vrai film noir, ce chef d’œuvre est un écrin rêvé pour le talent de Barbara Stanwyck, la seule actrice qui occupa le haut de l’affiche dans pratiquement tous les genres cinématographiques du début à la fin de l’âge d’or d’Hollywood. 
  • Mirage de la vie de Douglas Sirk (1959) avec Lana Turner et Juanita Moore. Peut être le plus bouleversant des grands mélodrames en Technicolor de Douglas Sirk, où le cinéaste peint les drames intimes qui se nouent sous le flamboiement de l’Amérique triomphante. Avec ici en vedette deux courageuses mères célibataires, une blanche décidée à faire une grande carrière d’actrice et une afro-américaine prête à tout pour assurer le bonheur de sa fille. Un film en résonance avec le combat des noirs pour leurs droits, qui était alors en train de devenir un des grands sujets de l’Amérique.
  • L’homme Tranquille de John Ford (1952) avec Maureen O’Hara. Le scénario de ce film est certes teinté de machisme, mais ce sont tout de même la force et l’élégance sauvage de son héroïne féminine qui laissent la trace la plus indélébile dans la rétine du spectateur. Jamais une femme n’aura autant incarné un pays, en l’occurrence la verte Irlande et ses habitants, gens de peu auxquels John Ford rend un hommage sincère et émouvant.

L’horaire des séances :

Vendredi 4 novembre
14h00 L'homme Tranquille
16h15 La scandaleuse de Berlin
18h30 Chaines conjugales
20h30 Assurance sur la mort Présenté par Antoine Sire (signature de Hollywood, la cité des femmes à l’issue du film)

Samedi 5 novembre
13h45 Eve
16h00 Lettre d'une inconnue présenté par Antoine Sire (signature de Hollywood, la cité des femmes à l’issue du film)
18h00 La scandaleuse de Berlin présenté par Antoine Sire (signature de Hollywood, la cité des femmes à l’issue du film)
20h30 L’homme Tranquille

Dimanche 6 novembre
14h00 Assurance sur la mort présenté par Antoine Sire (signature de Hollywood, la cité des femmes à l’issue du film)
16h00 La rue rouge présenté par Antoine Sire (signature de Hollywood, la cité des femmes à l’issue du film)
18h15 Eve présenté par Antoine Sire
20h45 Mirage de la Vie présenté par Antoine Sire

Lundi 7 novembre
13h45 Lettre d'une inconnue
15h30 Assurance sur la mort
17h30 Mirage de la vie

Carte Blanche Antoine Sire : "Hollywood, la cité des femmes"
Cinéma MacMahon, 5 Avenue Mac-Mahon, 75017 Paris
Tarif par séance : 7,50€

Publié le Mercredi 2 novembre 2016.
Beatrice Billon

Cinéma Mac Mahon

5 Avenue Mac Mahon 75017 Paris

Les derniers articles
Culture Voir tous

Benjamin Biolay s'expose à la Galerie Cinéma

Quand l’univers de Benjamin Biolay croise celui du photographe Marcel Hartmann, cela donne une exposition s’annonçant comme l’un des évènements artist...

Saint laurent 1 site
Culture Voir tous

Yves Saint Laurent, un couturier très cinéphile

Alors que vient de s'ouvrir un musée dédié au célèbre styliste, retour sur les plus belles collaborations entre le septième art et l’inventeur du smok...

Laurel Hardy Site
Culture Voir tous

Laurel et Hardy à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé-Paris

Si on vous dit "grand gros et petit maigre ", quelle image vous vient à l’esprit ? Laurel et Hardy bien sûr ! L’un déclenche des catastrophes et l’aut...