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Les vampires vont faire trembler la Cinémathèque

  • Vampires 590

C’est une figure cinématographique par excellence. À peine était-il né que le septième art s’intéressait déjà au mythe du vampire. Surtout, un nom était sur toutes les lèvres : celui du Comte Dracula. Personnage principal du roman éponyme de Bram Stoker, il est certainement le vampire le plus célèbre de la pop culture. Dès les années 1920, ce prince des ténèbres, originaire des Carpates, devient un passage obligé pour tout acteur qui se respecte. Parmi les illustres comédiens à s’être essayés à l’exercice, citons notamment Béla Lugosi, Christopher Lee ou encore Gary Oldman dans la version de 1992 signée Francis Ford Coppola. L’histoire de Dracula sert de base à presque tous les films de vampires, comme en témoigne l’iconique Nosferatu de Friedrich Murnau, qui est une adaptation à peine voilée du roman de Bram Stoker. Personnage incontournable dès lors que l’on évoque le mythe du vampire au cinéma, le prince des ténèbres a ensuite passé le témoin à d’autres créatures aux dents longues, comme Edward Cullen, star de la saga Twilight (photo), que Robert Pattinson a interprété pendant plusieurs films. Bonne nouvelle pour les fans du genre, la Cinémathèque française a décidé de mettre les vampires à l’honneur dans une grande exposition intitulée « Vampires : de Dracula à Twilight », qui se tiendra du 9 octobre 2019 au 19 janvier 2020, avant de voyager ensuite en Espagne, à Madrid puis à Barcelone. Préparez-vous à frissonner de plaisir !

Coordonnée par Matthieu Orléan et Florence Tissot, l’exposition permettra donc de revenir sur l’évolution de la représentation du vampire au cinéma. Au départ perçu comme une créature inquiétante, il se transforme au cours des décennies en un être de plus en plus séduisant. Jusqu’à la fin des années 1970, l’image qui prévaut est celle d’un personnage au teint éternellement blafard, toujours vêtu d’une longue cape noire. Il y a bien sûr les très nombreuses versions de Dracula mais également celles de Nosferatu, autre vampire incontournable du septième art, dont la version de Werner Herzog en 1979 reprend les codes esthétiques du film d’origine de 1922 signé Friedrich Murnau. Puis il y a une bascule au début des années 1980 avec le film Les Prédateurs de Tony Scott. La représentation du vampire se fait beaucoup plus ambiguë, moins caricaturale et plus sexy. Le trio Susan Sarandon, Catherine Deneuve et David Bowie marque d’emblée les esprits. Les années 1990 seront celles du face-à-face légendaire entre Brad Pitt et Tom Cruise dans Entretien avec un vampire de Neil Jordan. Puis, à l’orée des années 2000, le vampire devient le parangon du fantasme adolescent avec la franchise Twilight, adaptée de la série littéraire du même nom de Stephenie Meyer. L’exposition de la Cinémathèque française revient donc sur près d’un siècle de cinéma, à travers un grand nombre d’extraits de films et de documents en tous genres. Car le vampire n’est pas qu’une figure cinématographique, « Vampires : de Dracula à Twilight » proposera au public de se rendre compte de l’importance de cette créature sur d’autres domaines, à commencer par les arts plastiques. Ainsi, des œuvres de Fernando Goya ou Niki de Saint Phalle seront exposées. Mais le clou de l’exposition sera sans aucun doute les deux créations contemporaines crées spécialement pour l’événement : Self-portrait as a vampire de Claire Tabouret et Fuck the Facts de Wes Lang. Le mythe du vampire semble encore avoir de beaux jours devant lui !

Rétrospective en plusieurs parties

Qui dit exposition à la Cinémathèque dit bien évidemment programmation thématique de films. Mais comme il n’y a pas qu’une seule représentation précise du vampire sur grand écran, la rétrospective se fera en quatre temps. Tout d’abord, il y aura durant quinze jours, la reprise de toutes les adaptations cinématographiques du Dracula de Bram Stoker. Viendra ensuite, dans un second temps, un cycle autour des plus prestigieuses évocations du vampire au cinéma, où le public pourra découvrir ou redécouvrir des films signés par des réalisateurs aussi différents que Julie Delpy, Abel Ferrara ou John Carpenter. Sans oublier les différentes soirées bis, où il sera question des représentations décalées de Dracula dans les films, ainsi qu’une journée Halloween, avec Tim Burton. Enfin, la dernière partie de la rétrospective sera consacrée aux soirées thématiques et à deux nuits spécialisées, l’une portée sur la trilogie Blade et l’autre fêtant Halloween.

Et pour qu’une exposition soit complète, il faut bien évidemment un catalogue digne de ce nom. Celui de l’événement sera un ouvrage collectif dirigé par Matthieu Orléan, avec la collaboration de Florence Tissot. Comprenant des entretiens avec des cinéastes tels que Bertrand Mandico, Olivier Assayas ou Albert Serra, il paraîtra le 25 septembre aux Éditions Actes Sud. Une chose est sûre, ce seront bien les vampires qui seront les stars de la rentrée !

Plus d'informations sur l'événement : ICI

Vampires : de Dracula à Twilight, du 9 octobre 2019 au 19 janvier 2020 à la Cinémathèque française.

Tarifs : Gratuit avec le Libre Pass. De 5,50 euros (pour les moins de 18 ans) à 13 euros (Exposition + Musée).

Ouverture tous les jours, sauf le mardi, de 11h à 20h.

Crédit photo : Summit Entertainment

Publié le Lundi 22 juillet 2019.
Antoine Le Fur

51 Rue de Bercy 75012 ,Paris

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