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L'exposition sur L'Histoire Sans Fin en Allemagne

  • Histoire Sans Fin Expo
L'un des plus grands studios européens vous replonge en enfance avec une exposition dédiée au film L'Histoire Sans fin.

 

Des studios méconnus mais prestigieux

Il est entendu qu’un week-end en Bavière entraîne généralement la consommation de quelques pintes de bière. Mais en ce moment, vous aurez le loisir de partir verre en main dans la banlieue munichoise à la découverte de l’exposition sur le film L’Histoire sans Fin (Die unendliche Geschichte, ach zo) réalisé par Wolfgang Petersen. Le film germano-américain sorti en 1984 fait l’objet d’un "culte" chez les nostalgiques, et se regarde très bien en 2016. Avec un peu de recul, certes. 

L’exposition prend place dans "l'une des plus grandes fabriques à rêves" d’Europe : les studios Bavaria Films. Toujours en activité, le site de 350 000m2, qui fut fondé en 1919, abrite des décors de rues, des villas de tournage, une douzaine de studios et de très nombreux décors de productions télé et cinématographiques bien connues.
Parmi ces décors, le sous-marin U-96 d’un autre film de Petersen sorti en 1981, Das Boot (Le Bateau). S’il semble un brin daté, le film reste un des plus grands films de guerre en milieu sous-marin de la Seconde Guerre Mondiale. Le parc présente aussi les décors issus de La Bande à Baader, Astérix et Obélix contre César et de La Grande Evasion de John Sturges, réalisé en 1963. Récemment, les studios ont accueilli l’équipe allemande de football au complet, afin de réaliser des spots publicitaires en prévision de l’Euro 2016.

Deutsche qualitat 

La pièce phare de l’exposition est sans aucun doute le dragon porte-bonheur blanc Falkor, Fulchur en allemand, que les visiteurs peuvent chevaucher un instant pour un petit film souvenir sur fond vert. On y retrouve aussi les maquettes des personnages du golem mangeur de pierres glouton qui a du en traumatiser plus d’un à l’époque, ainsi que l’escargot de course géant. Le site propose aussi des visites guidées et un cinéma 4D.

Le souvenir des larmes d’enfant versées lors de la mort ponctuelle du cheval Artax, envahi "par la mélancolie des marécages", se retrouve alors confronté au côté désuet des décors et effets spéciaux des années 80.

Le film inspiré d’un roman avait laissé son auteur, Michael Ende, très perplexe à tel point qu'il n'avait pas souhaité voir son nom inscrit au générique. On le trouve tout de même en tout petit, dans le générique de fin. Pourtant, Petersen y avait mis les moyens car son oeuvre fut la plus chère jamais produite en Allemagne (RDA et RFA confondues) : elle a coûté 60 millions de Deutsche Mark. 

À signaler aussi : dans la compétition hippique, il n’est pas rare de trouver des chevaux nommés Artax grâce au film.

Publié le Mercredi 10 février 2016.
Beatrice Billon
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