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Agnès Varda vous invite dans sa serre du Bonheur

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On ne présente plus Agnès Varda, l’une des réalisatrices incontournables du cinéma français. En plus de cinquante ans de carrière, la cinéaste a signé des classiques tels que La Pointe courteCléo de 5 à 7 ou L’une chante, l’autre pas. A 89 ans, l’inoubliable acolyte de Jacques Demy continue de créer, à l’image du récent Visages, Villages, coréalisé avec l’artiste plasticien JR et présenté l’an dernier hors compétition au Festival de Cannes.

Ce que le grand public connaît moins en revanche, c’est la manière dont Agnès Varda est devenue une figure importante du monde de l’art contemporain depuis le début des années 2000. Depuis un certain temps, la réalisatrice expose ses œuvres et installations dans différents musées, tant en France qu’à l’étranger. Après un tour du monde artistique ces dernières années, l’artiste revient à Paris pour une exposition à la Galerie Nathalie Obadia, du 14 avril au 31 mai. « Une cabane de cinéma : la serre du bonheur » présente, comme son nom l’indique, une serre fabriquée par la cinéaste. Petite particularité tout de même : les différentes parois et le toit de la cabane sont composés des bobines de son film Le Bonheur, sorti en 1964. 

Une installation ludique

Avec cette nouvelle exposition, Agnès Varda continue son travail « d’architecte de cabanes », après en avoir déjà réalisées à la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain, à la Biennale de Lyon et au LACMA de Los Angeles« Elle se définit elle-même comme une jeune artiste plasticienne »,nous avoue Pauline Chiche, chargée de la presse à la Galerie Nathalie Obadia, ajoutant, « la serre du Bonheur peut presque être vue comme une installation ludique. Les visiteurs vont pouvoir rentrer dans la cabane. C’est vraiment un hommage au cinéma ».

L’idée de départ de l’exposition vient d’un constat fait par la cinéaste. A l’heure où les cabines de projections dans les cinémas sont désormais toutes équipées d’appareils numériques, que peut-il advenir des anciennes pellicules de film ? Plutôt que son film Le Bonheur, sorti en 1964, ne dorme dans des archives, Agnès Varda a donc décidé de lui donner une seconde vie, en le « tapissant » sur les murs d’une cabane« Il s’agit vraiment d’apporter une matérialité à ce long-métrage », ajoute Pauline Chiche. 

En cette période de printemps, pourquoi ne pas célébrer la nature et le septième art ? Car les deux ne sont pas incompatibles, rendez vous à la serre du bonheur pour une expérience des plus immersives !

Plus d'informations sur l'événement : ICI

Une cabane de cinéma : la serre du Bonheur, du 14 avril au 31 mai à la Galerie Nathalie Obadia

Entrée libre

Du lundi au samedi, de 11h à 19h. Fermeture le dimanche.

Crédit photo : Agnès Varda et courtesy / Galerie Nathalie Obadia, Paris / Bruxelles

Publié le Dimanche 8 avril 2018.
Antoine Le Fur

Galerie Nathalie Obadia

18 rue du Bourg-Tibourg 75004 Paris

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