Accueil > Autour du cinéma > Culture > 5 films de Saint-Valentin

5 films de Saint-Valentin

  • Valentin 590

Le 14 février est une date que tous les amoureux notent des mois à l’avance dans leur agenda. Fête de l’amour par excellence, la Saint-Valentin est également une grande source d’inspiration dans le domaine de la Pop Culture, à commencer par le cinéma. Sur grand écran, l’événement peut être romantique, mélancolique voir carrément tragique !

Car il n’existe pas qu’une seule Saint-Valentin, retour sur cinq films ayant célébré la fête des amoureux au cinéma.

Meurtres à la Saint-Valentin de George Mihalka (1981)

Qui a dit que la fête des amoureux devait forcément être synonyme de joie et d’insouciance ? Certainement pas le réalisateur québécois George Mihalka qui, au début des années 1980, proposait avec Meurtres à la Saint-Valentin, un film de genre dans la plus pure tradition du slasher. Soit l’histoire d’un mineur qui se retrouve enseveli sous terre pendant six jours, à cause de la négligence de ses supérieurs, pressés d’aller fêter la Saint-Valentin. Il n’en fallait pas plus pour que l’infortuné décide, une fois revenu à la surface, de se venger de toutes les personnes célébrant le 14 février. Film culte au Canada, Meurtres à la Saint-Valentin tord le cou aux idées reçues selon lesquelles la Saint-Valentin serait automatiquement un événement romantique. Point de champagne et de roses rouges ici, mais plutôt du sang et l’humidité des mines et autres galeries souterraines. Un décor peut être moins « glamour » mais qui n’empêchera pas au film de connaître un remake en 2009, cette fois-ci signé par Patrick Lussier. Comme quoi, la Saint-Valentin peut également être une fête très cruelle.

Mortelle Saint-Valentin de Jamie Blanks (2001)

A croire que le cinéma raffole des 14 février qui tournent mal. Comme son nom l’indique si bien, Mortelle Saint-Valentin va être fatal à un groupe de demoiselles se retrouvant à payer, des années après, leurs actes envers l’un de leur ancien camarade de classe lors d’un bal du lycée. Cinq filles planifient la mise à tabac de Jérémy Melton, un adolescent timide dont elles refusent les avances. Battu et humilié par un groupe de garçons, Jérémy doit en outre subir les moqueries de celles dont ils étaient sous le charme. Les années passent et à l’approche de la Saint-Valentin, l’une des cinq jeunes femmes est retrouvée froidement assassinée. Et si l’ancien adolescent éconduit avait décidé de se venger de toutes celles qui l’avaient tant fait souffrir ? Comme Meurtres à la Saint-Valentin pouvait l’être avec les années 1980, Mortelle Saint-Valentin est un pur produit du début des années 2000. Un réalisateur, Jamie Blanks, ayant réalisé quelques années plus tôt, un autre film de genre devenu culte (Urban Legend), un casting composé de vedettes de séries télévisées et de grandes gloires de l’époque (Denise Richards, David Boreanaz, Katherine Heigh)… Plus divertissement que grande œuvre du septième art, Mortelle Saint-Valentin a néanmoins gagné au fil des ans, un titre qui ne se refuse pas : celui de film culte.

Je déteste la Saint-Valentin de Nia Vardalos (2009)

Tout est dit dans le titre. Geneviève n’aime pas le 14 février et, de manière générale, n’est pas ce que l’on pourrait appeler une romantique. Fleuriste à Brooklyn, elle entend ne pas s’attacher aux hommes et prend toujours ses jambes à son cou, après cinq rendez-vous, redoutant de s’attacher à son partenaire. Le jour où Greg, un séduisant jeune homme, débarque dans sa vie, Geneviève se rend compte qu’il faudra peut être qu’elle revoir ses positions. A la croisée des genres, Je déteste la Saint-Valentin est à la fois une comédie romantique comme les Américains savent si bien en faire, ainsi qu’un séduisant film indépendant. Premier long-métrage de la comédienne canadienne Nia Vardalos, Je déteste la Saint-Valentin déroule le schéma classique du film d’amour (deux personnes se rencontrent, puis s’aiment avant se séparer… vont-ils finir ensemble ?) mais avec ce petit air de cinéma d’auteur qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler les films de Woody Allen, avec cette même fascination pour New York, ici véritable personnage du film. Au même titre que Paris et Venise, la Grosse Pomme est aussi la ville des amoureux.

Valentine’s Day de Garry Marshall (2010)

Dans la catégorie des meilleurs films sur la Saint-Valentin, celui de Garry Marshall figure, sans nul doute, en haut de la pyramide. Dans cette comédie chorale au casting proprement hallucinant (Julia Roberts, Ashton Kutcher, Jamie Fox, Anne Hathaway ou encore Jessica Alba, pour ne citer qu’eux), la fête des amoureux est le personnage principal, le lien qui unit tous ses personnages qu’ils soient journalistes, fleuristes ou publicitaires. Le film, malgré ses airs de grosse machine « cinématico-marketing », s’inscrit néanmoins dans l’air du temps et propose, au milieu de toutes les idylles du scénario, un couple gay interprété par Bradley Cooper et Eric Dane. Tout le monde pourra donc trouver son compte devant ce film célébrant l’amour et les acteurs les plus glamour d’Hollywood !

Obvious Child de Gillian Robespierre (2014)

Parfois, il arrive que le 14 février soit un catalyseur à problèmes. C’est un peu ce qui arrive à Donna, une jeune femme originaire de Brooklyn, à la vie assez calme mais qui prend une bouffée d’air frais, chaque soir, en se produisant sur scène pour y faire un numéro de stand-up. Une récréation mais qui a bientôt un goût amère lorsque la demoiselle perd son petit ami, son travail et tombe enceinte après une aventure d’un soir… le tout à l’approche de la Saint-Valentin ! Avant d’en faire un long-métrage, Gillian Robespierre avait déjà proposé les thématiques de Obvious Child sous un format plus court, en 2009. Dans ce film, la Saint-Valentin va plus se dessiner en arrière-plan et apparaître comme un contrepoint ironique aux mésaventures de Donna, interprétée par l’actrice comique Jenny Slate. Car oui, la Saint-Valentin, ça peut être festif et romantique, mais également donner lieu à une vraie succession de tuiles ! 

Crédit photo : Warner Bros. France

Publié le Dimanche 11 février 2018.
Antoine Le Fur
Les derniers articles
08CNC CB GovinSorelg0v16981
Culture Voir tous

La brocante du CNC attend vos collections

Pour la 3ème année consécutive, le CNC organise dans le cadre de La Fête du Cinéma une grande « Ciné-Brocante » ouverte à tous et gratuite qui aura&nb...

Etoiles 590
Culture Voir tous

Saint-Cloud se fait des Films sous les étoiles

C’est désormais une tradition. Chaque année, dès que le début de l’été arrive, le domaine national de Saint-Cloud se transforme en une salle de cinéma...

Re Tro 590
Culture Voir tous

Les sélections parallèles de Cannes font leur festival à Paris

Que ceux qui n’ont pas pu se rendre sur la Croisette pour la dernière édition du plus prestigieux festival de cinéma du monde se rassurent ! Depuis qu...